Tout s'est bien passé. Malgré le stress causé par le nuage du volcan Islandais, les kg suppl. en
attente, le camion en panne le jour du départ, Ismaël coincé à Abidjan...bref
jusqu'au bout la tension était là!
Finalement j'ai pu partir seule de Nantes (Ismael était déjà arrivé d'Afrique la veille) mais avec une scénic prêtée par le garagiste. Et là peur panique que tout ne rentre pas. Et bien si si, et jusque sur le siège passager! 568 kg de médicaments, nourriture etc dans
une Scénic, ça rentre.
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Nous sommes retrouvés à Paris, où nous avons tout déchargé de peur de se faire voler des cartons pendant la nuit.
Ismaël a contacté diverses personnes d'Air France pour s'assurer que nos kg étaient bien
adossés à nos billets, soit 398 kgs.
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Puis diner en restauration rapide.
Rechargement le matin et route vers l'enregistrement. La fille a eu peur en
voyant arriver tout ça, les 70 kg de cartons supplémentaires étaient restés dans la voiture.
Finalement l'enregistrement s'est bien passé, il parait que ça dépassait de 4 ou
5 kgs mais elle fermé les yeux. On a même des photos avec elle et souhaite
recevoir des nouvelles (on sait jamais si on recommence)! |
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Puis visite à Aviation Sans Frontières pour voir si il y a une possibilité de prendre nos 4 cartons restants. Ca m'a permis de voir Claude par qui les 2 tonnes de lait vont être
acheminées (container parti le 20 avril).
Pas de soucis pour lui. Ils sont partis de France vendredi, jour de notre
départ : grrr, on ne peut pas les réceptionner !
Ouf. J'ai tout de même appelé le correspondant ASF à défaut de le recontrer, pour lui
expliquer les 4 cartons et le container de lait.
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Vol sans nuage, surclassé quand même, on ne se refuse rien! |
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A l'arrivée, une seule voiture nous attendait (gloups) mais une foule de gens
volontaires pour nous aider étaient là. Vous voyez ce que je veux dire, hein.
Tous les cartons sont arrivés, un peu fatigués eux aussi, mais entiers et au
complet.
Après quelques négociations, cartons sur le toit, nous voilà partis vers la crèche que
nous atteignons au bout d'une heure de route, pour environ 5 kms.
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Il fait nuit déjà et nous sommes attendus. Déchargement sans perdre de temps (à
cause du voisinage, il faut être discret) et petite présentation, mais là
difficile d'être concentrée sur tous les noms.
Les enfants (les plus grands) reconnaissent Matthieu, ils accourent. Les petits
dorment déjà, sous le porche (matelas + moustiquaires) ou dans une tente (les
bébés).
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Montage de la tente Queshua (facile) et tout le monde va se coucher, chacun dans
sa case. Pas facile de s'endormir, le film de tous les préparatifs défile, j'ai
du mal à réaliser que j'y suis! |
Finalement les yeux se ferment, mais pas
longtemps car vers 4h du mat, les petits réclament leur biberons et ça pleure.
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Le lendemain quand Mirlande est arrivée et qu'on a
commencé à dééballer, c'est là qu'on réalise la quantité, et ça fait chaud au coeur.
On a pu discuter des différents projets, dont nous vous parlerons plus tard.
Mais il y a aussi l'urgence, c'est à dire nourrir les enfants.
L'équipe des nounous est formidable, tout est parfaitement rodé, chacune sait ce
qu'elle doit faire et pas un saut d'humeur dans ce fonctionnement. Quelle leçon
avec tout ce qu'elles ont vécu.
Beaucoup d'attention aux enfants, devoirs pour les petits qui sont scolarisés grâce aux parrainages, chants le soir
pour les touts petits, et même dans la journée, certaines chantent, prennent les
enfants sur les genoux.
Les enfants sont changés 2 fois par jour et quand il fait trop chaud on leur
donne un petite douche en fin d'après-midi.
Je vais terminer pour vous dire que ce séjour était, je pense, nécessaire pour
ressentir les besoins, réaliser qu'il est urgent d'agir, d'être constructifs,
unis et efficaces. Toute frilosité n'est pas justifiée quand on voit l'importance
et la nécessité
des besoins. On a les moyens d'y arriver sereinement et sûrement.
Cathy Pontoizeau. |
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